24 septembre...


Il est plus de deux heures dans la nuit et il fait encore 20 C, c'est  exceptionnel.

C'est une nuit en semaine et les rues sont désertes ; je suis assis dans la pénombre de la terrasse acompagné des tables aux chaises vides, avec mon café et mon muffin. Ah! prendre l'air quand tout n'est que silence à peine brisé par le souffle de la brise chaude et quelques échos isolés de la ville qui dort.

Les lampadaires au style vieillot du début du siècle font une auréole au-dessus des dernières fleurs de la saison partie il y a 3 jours déjà ; elle aussi va à l'étranger comme les oiseaux. C'est qu'on l'a revampé cette ville de province depuis ma jeune enfance. Elle a maintenant des airs résolument un peu Nouvelle-Angleterre par endroits ; on imagine parfois que quelque Loyaliste fantôme y est revenu pour lui refaire une identité, une image ; lui redonner une âme quoi.

C'est qu'il en a poussé aussi des Terrasses de restaurants depuis l'an dernier où seule était celle où je suis en ce moment ; une idée gagnante en est une pour tous, alors tous en font leur « Euréka » et cela fonctionne. Aucune des « nouvelles » terrasses n'a chômé cet été avec la croissance résolue des touristes sur la route des vins, du canard, des arts et bien d'autres routes des Cantons de l'Est dont la petite ville d'hier est devenue un centre incontournable. C'est bien, cela amène de nouveaux visages dans le coin ; même que certains finissent par s'y établir ou dans la région même.


Vous rappelez Jeannine Mignolet la comédienne ? La blonde de Stan Labrie (Jean Duceppe) dans les Plouffe, c'est la maison de pierres qu'elle a habitée pendant plus de 25 ou 30 ans sur la route 104 à l'entrée de la ville que vous voyez sur la photo en haut ; maintenant c'est un directeur de pénitencier qui y habite. Cela fait moins théâtral n'est-ce pas ? Enfin c'est l'évolution des choses. Mais j'ai pas de photo de nuit... vous ne pourriez la voir alors. Jeannine n'est pas la seule qui s'établit un jour dans notre région : il y a encore de nombreux artistes et comédiens qui y ont élus domicile ainsi que des politiciens et hommes d'affaires ; c'est sans doute l'attrait de la vraie campagne qui en est encore une. Ça ne servirait à rien de vous dire qui et où, ce ne sont pas les attraits des Cantons. Les attraits ce sont ses paysages de vallées et monts, ses feuillus d'automne et d'été, son vin, ses festivals, ses bonnes tables, petites pensions et auberges, ses pistes en hiver, ses odeurs de terroir au printemps. Surtout ce n'est pas « La Banlieu » des Laurentides. « Intrawest » et compagnie ne sont pas du paysage d'ici et c'est tant mieux !

Ce qui fait qu'on peut encore s'asseoir à la terrasse du resto en pleine nuit et y siroter tranquillement un café sous un toit de toile et accompagné de tables aux chaises vides.

Tiens ! v'la la SQ qui patrouille les rues... Stop ! devant ma voiture garée devant le resto...

-Vous êtes d'ici Monsieur ?

-Ouep!

-Et pourquoi êtes-vous là ?

-Pour contempler le silence de la nuit M'sieu l'agent bien sûr !

-À cette heure ?

-Ouais ! voulez mes papiers aussi ? Les voilà... vérifiez si je suis assez « bandit » ou non et dites-le-moi si c'est le cas.

(Après vérification :)
-Disons que c'est anormal un peu d'être là à cette heure de la nuit...

-Z'en faites pas je ne suis ni schizo, plafonné et autres « pans de Noir » au cerveau ; je suis juste un peu hibou et je ne parle surtout pas aux astres et aux anges... (peut-être aux chaises vides faillis-je ajouter).

-On fait notre travail seulement Monsieur.

-C'est ce qu'on attend de vous Messieurs.

Voyez les chaises ? La SQ fait maintenant son boulot depuis que les citoyens se sont plaints, faut dire qu'ils y ont mis 4 ans après la fusion mais, faut comprendre que la SQ c'est le Gouvernement du Québec et que 4 ans pour ces incapables de l'Assemblée c'est un record ; mais les chaises n'en ont rien à cirer de la politique et ne me répondent pas du tout. Un coup de pied pour les réveiller ? Non, non ! une seule visite de la SQ c'est assez.

Autrefois, il y avait aussi des « beu » dans la ville mais c'était pour tirer des charrettes pleines de marchandises ; la ville n'a quand même pas rajeuni à ce point. Au fond les « beu » d'aujourd'hui sont des bons gars et filles qui font juste leur boulot et sont plus polis que dans mon enfance ; mais quand ils nous crissent une amende ou nous arrêtent, là ce sont des « beu à cornes » qui nous courent après juste pour nous encorner justement (que nous aimerions leur dire).

Ça me rappelle un soir d'été pendant une grève de la construction qui avait gagné tout les chantiers de la province : j'avais 20 ans et j'étais venu passer le W.E. chez moi venant de la Métropole où je travaillais depuis un temps déjà ; mon copain et moi discutions bien simplement de tout et de rien (juste en face d'où je suis maintenant) assis sur les marches d'un billard-resto qui n'existe plus. Soudain ! un « beu » passe à pied, nous interpelle et nous demande ce que nous faisons là à cette heure (décidément, la nuit, les « beu » s'inquiètent facilement des gens encore dehors).

-On prend l'air d'été M'sieur l'agent !

-Circulez ! faut pas rester là !

-Eeee... cé pas le trottoir de la ville ici M'sieur l'agent mais le perron de ciment du billard ; alors on reste.

-Votre nom ?

-Désolé cela ne vous regarde pas !

Mon copain toutefois donna son nom et le mien et la contravention pour refus de circuler suivit immédiatement.

L'amende fut salée pour l'époque ($ 50.00 piastres viande à chien !) mais moi, têtu comme une mule, c'est à la cours que je consentis à la payer, question de faire valoir mes droits auxquels le Juge n'a pas cru... mais à ma satisfaction je puis dire au policier à la sortie : « Alors comme cela ici on dépense plus de $1000.00 en procédurettes pour en collecter $50.00 ? T’es comptant de gaspiller l'argent des contribuables ? »


*$%?!_+)(/"... je refuse de traduire sa réponse ; depuis ce temps les policiers passent tous par Nicolet et y apprennent un meilleur langage et sans doute un meilleur jugement aussi.

Faut pas lui en vouloir à ce « beu » il a à son excuse que les gars de la construction avaient accompli quelques méfaits dans notre coin de pays et puis un autre fera pire que lui en 1970 en nous affublant des mesures de guerre : alors là ! pas question de ne pas circuler dans la Grande Métropole (où j'habitais toujours) quand on vous disait de le faire...

Kaclac! cé koi ça? Ah ! c'est juste la chaise que j'ai foutue par terre en étirant mes jambes ; elle voulait sans doute me rappeler que la politique et les gendarmes cé pas intéressant comme conversation.

Bon! on parle de quoi ma belle ?

Sippppppp ! et dans une lampée de café mon esprit part pour ailleurs.

La rue du Sud n'était pas très belle à l'époque de cette amende. Les bâtiments y étaient vieux et mal foutus en terme d'architecture : style des années d'avant et d'après guerre si vous voyez ce que je veux dire ; en fait aussi laids que la guerre peut l'être. Un feu a ravagé celui de la quincaillerie (le plus laid de tous) depuis ce temps et un magnifique bâtiment de style néo-Nouvelle-Angleterre a remplacé la « laiderie». Les autres ont suivi les rénovations et revampés leur façade. Là où je suis assis c'était une station BP qu'on a étirée en longeur et hauteur pour en faire un resto de qualité et la plus grande terrasse couverte de tout « le maintenant grand village ». La ville a fait sa part : refait les trottoirs plus élargis dont une partie est en pavés, enfoui les fils, placé des lampadaires vieillots et mis des boîtes à fleurs un peu partout. Depuis quelque temps elle s'attaque aussi au vieux centre-ville bien meurtri il y a 20 ans par ce stupide centre d'achat implanté là par une autre administration. La plus belle réno qu'elle pourrait faire serait d'implanter des boutiques le long de sa façade au long mur de briques et sans fenêtres ; mais le hic ! sera toujours le stationnement déficient et incorrigible aux abords du centre.

Près de cet ancien Centre a survécu un Bijoux d'architecture de l'époque Victorienne (aujourd'hui devenu un centre ophtalmologique), la Maison Nesbitt du nom d'un commercant et maire de la Ville à la fin du 19e siècle:


Voyez un peu les feuilles de l'arbre à droite ? Dans ma jeunesse chaque fois qu'on passait devant cet arbre on chuchotait la terrible mort d'un jeune homme qui s'y serait pendu en hiver. Vraie ou fausse histoire ? Je n'ai jamais pu en retracer l'authenticité ou l'infirmer ; en tout cas, nous les jeunes qui allions à l'école St-Léon juste derrière étions impressionnés par ce drame vécu, réel ou non. Il y avait aussi d'anciennes écuries sur la gauche de la façade ; on disait que sous ses planchers existaient des souterrains menant à l'extrémité est de la ville (près du lac actuel) qui auraient pû servir à la fuite des Loyalistes en cas de conflits avec les « gens du Sud ». Tout cela devait n'être que légende puisqu'à l'époque de la construction de cette résidence ces velléités étaient bel et bien finies. Je puis vous certifier qu'elle est restaurée à l'authentique à l'extérieur et intérieur comme à sa toute jeunesse y compris la grande galerie de gauche.

Et juste en face de ce Bijoux est une magnifique fontaine et son petit parc qui y ont remplacé l'horrible laideur d'une station d'essence Gulf.



Si je vous parle de ces deux choses c'est que les illuminations de la nuit en font 2 coins de plaisance sous la lune, hiver comme été car la fontaine l'hiver se voit remplacer par un arbre de Noël géant et la façade de la Maison Nesbitt se voit décorée comme aux hivers d'antan.

En passant les jeunes d'aujourd'hui n 'ont pas inventé la roue en y mettant du savon l'été et en chipant les lumières l'hiver pour en faire de petites bombes sur le trottoir, nous en faisions autant. En prime, cet été, la ville a illuminé les arches du pont et les cascades de l'ancienne « dam» du moulin dont les fondations subsistent encore.

Sipppppp !

D'où je suis, près de la voie ferrée, je contemple la plaie béante laissée par la démolition de la vieille partie de l'usine Vilas démolie en août ; c'était le plus laid bâtiment de la planète je crois : tout en bloc de béton pour une partie et en brique pour le reste. Certains ont versé quelques larmes criant à la perte de patrimoine, moi ? Aucune ! ce bâtiment « historique » était d'une laideur telle que tout le nouveau centre-ville s'en voyait ombragé ; j'aurais même démoli la partie dite nouvelle, devenue des entrepôts. Mais bon faut bien que prorios rentabilisent leurs biens. En tout cas on peut maintenant voir au-delà la Vilas un peu de l'autre centre-ville qui se développe à la sortie sud. Dommage que la vieille gare victorienne soit démolie depuis belle lurette, reconstruite et un beau parc linéaire le long de la voie ferrée avec ça et ce serait « la belle époque » pour nous tous.

Mais où donc avait la tête cette « révolution tranquille » qui a tout jeté, tout rasé sur son chemin ? Ne dit-on pas que les racines d'aujourd'hui sont la longévité du futur ? (ou qq' chose comme ça)... Raser l'immonde ou l'irréparable oui, mais le beau ? Pourquoi ? C'est la même chose à mon avis pour le passé « clérical » des villes et paroisses, bien sûr qu'il y en avait à jeter par dessus bord mais pas tout le panier avec ! Et ces « horreurs » dont on nous rabâche régulièrement la vue et l'ouïe de la dite époque, elle n'était tout simplement pas pire ou meilleure que les autres époques de l'Histoire et comme dans toute ère il y eut plus de bienfaits que de méfaits.

Kachlac! rappelle à l'ordre des chaises... passons à autres choses.

En face de moi aussi, au début de la rue à sens unique, cette vieille École Rivier datant de la même année que la Maison Nesbitt, un autre petit joyau encore debout et que la rénovation a préservé dans sa beauté d'antan. C'est l'école de la première année, des premières leçons, de Rachel, de la pt'ite noire aussi, du pt'it cadet des Vétérans, de la « maîtresse » adorable comme un ange (je me demande quelle âge ça lui donnerait aujourd'hui ? Est-elle encore de ce monde ?) Ben justement ! c'étaient des soeurs qui dirigeaient l'école, me rappelle pas d'y avoir souffert le martyr ou quelques autres abus de pouvoir ; faut dire qu'avec une tête de cochon comme la mienne ç’aurait été peine perdue d'abuser d'autorité ou autres débordements du bon sens et ce fut le cas tout au long de mes études, frères et pères inclus. Je retiens de ces jours d'hier : le dévouement, l'attachement, la protection même et croyez-moi je « chouchoutais » pas leur bienveillance bien au contraire j'étais même « réservé » et d'apparence froidement distant. Bien sûr chez Marie-Rivier j'étais pas une fille et j'peux pas comparer mon expérience avec elles toutes.

Pôvre École on l'a quand même anonymisée, cachée derrière une PJC qui elle aussi vient de revamper sa façade aux allures de marché.

Ah les chaises ! faites pas de bruit ? Vous m'approuvez donc ?

C'est exceptionnel, une heure a passé et il fait toujours 20 C.

C'est toujours aussi silencieux en ville, pas un chat qui rôde.

Il est temps de bouger un peu... je remonte la Sud vers le Nord et « l'ancien monde ». Ben là aussi ça devient tranquillement « nouveau » : le vieux Continental de mon enfance a laissé place à une belle place publique et ses bancs de fer et bois ainsi qu'une horloge égrenant les heures et les ères. Même le bord de rivière s'est paré d'une promenade asphaltée, de lampadaires, d'arbres et fleurs. Avant, cet abord était caché par des bâtiments aussi laids les uns que les autres ; maintenant, on peut voir la Grande Place, là où se joue chaque année : Musique en vue. Dubois était de la production cet été, je n'en suis pas un Fan mais il a su refaire vivre en moi les années folles des « sixtes & seventies » et puis sa violoniste accompagnatrice humectait l'air de ses complaintes parfois troublantes.

Dans un autre siècle existait une Boîte à chansons au sous-sol d'un resto chinois de la rue de la Rivière , pas bien loin, où les Ferland, Charlebois, Forestier, Desrochers et autres y firent un peu leur début pendant que nous les ados rêvions de « changer » le monde en buvant de la champagnette ; Vigneault n'y est jamais venu à ma connaissance, trop connu déjà à cette époque il devait coûté trop cher en cachet. Mais c'était pas grave, ses co-religionnaires nous en chantaient des bouts. Puis, quand ce « bistro » a fermé, là où maintenant git un CLSC, un nouveau Piano-Bar s'est ouvert pour continuer un peu dans la lignée des Boîtes à chansons et la nouvelle Disco (pouah ! que j'ai toujours détesté ce criage de musique et de voix et ces stupides danses sans contact.) Puis le vent à tourné pour les Boîtes et Pianos-Bars et, faute de « nouveaux jeunes » ils ont fermé les uns après les autres et le nôtre est devenu marché aux puces, puis billard, puis plus rien pour être enfin démoli et remplacé par un CLSC dont l'aspect ne paie pas de mine du tout avec ses faux pignons droits sortis des faux décors de quelques films navets. Heureusement que le vieil édifice de la Banque Impériale de Commerce (circa 19?? ou fin 18??) tout à côté rehausse le cachet de cette rive. Bien isolé des autres immeubles il est, en haut de la côte, comme un phare avec toute la Majesté qu'un phare suppose. Autrefois, quelques boutiques oeuvraient sur la portion entre la rivière et la banque (là où est le CLSC).

L'Impériale... ce fut mon 'nième mployeur sur cette terre après la Poste canadienne avant que je ne quitte la région pour la Métropole. Je me rappelle du vieux gérant à l'air un peu pincé, anglais de surcroît, qui minimisait les contacts avec son personnel à de simples bonjours et bonsoirs. Caissier, je servais une clientèle encore bien anglophone (50 % à cette époque). Mais je me rappelle mieux un jovial comptable jeune et francophone qui créait l'entrain parmi son personnel et de qui je n'ai que de bons souvenirs. Lorsque la Banque m'offrit le transfert à Labrador Cité il m'a préparé tout un « party» où c'est de façon mémorable et honorable que lui et moi avons vidé la dernière bouteille de vin. Le simple tintement de la monnaie dans la caisse me brisait le cerveau et les tympans dans la journée du lendemain. Quelques jours précédent la date de mon départ le Bureau Chef avisa mon comptable du remplacement de Labrador Cité par Farnham tout près d'ici; un fils à papa de Dieu sait où, venait de passer devant moi. Je ne fis que quelques semaines à Farnham et déçu je quittai le monde bancaire où je revins tout de même dix ou onze ans plus tard. Cette fois-là personne n'est passé devant moi pour les promotions. Et mon « anglo » de Directeur fut un Mentor exemplaire ; son savoir me sert encore. Impériale sonnait bien à mes oreilles à l'époque et Royale aussi à l'autre époque. D'autres aiment mieux Populaire de nos jours mais moi, élevé dans un coin un peu British, je reste encore et toujours un peu Loyal. Ah racines ! quand tu nous rives au terroir.

Bong! Bong! Ah oui ! elle « bong » les heures aussi cette horloge.

Derrière l'Impériale est une rue presque qu'aussi âgée que la ville : la Williams. Comme son nom l'indique c'était autrefois un secteur quasi totalement anglophone où résidaient les "notables" de la place (présidents d'entreprises, commercants et autres biens nantis, juges etc); plusieurs maisons bâties par ces gens subsistent dans leur architecture origininale et font la joie des Boomers d'aujourd'hui.

Un jour, un contracteur francophone devenu prospère avec les ans décida d'y construire une demeure littéralement bâtie à l'image d'un château avec écuries, grange et tout le <taouïn>, le tout en bordure de rivière. Ce vaste domaine est aujourd'hui morcelé en plusieurs lots tous habités par des maisons néo-vivtoriennes ou Nouvelle-Angleterre, ou néo-normandes; subsiste toutefois le <château> aux murs de stucco tout au fond d'une rue qui à l'origine était une voie d'entrée pour lui. Ainsi sans doute le contracteur avait-il décidé que les <Anglo> n'étaient pas les seuls à avoir gravi les échelons de la Société et non plus à pouvoir habiter ce petit Westmount local. Ce Châtelin sans le nom défia ainsi l'orthodoxie des années '50-'60. Certaines gens de la Ville y virent orgeuil <parvenu>, d'autres y flairèrent la bise qui mènerait au cyclone de la révolution tranquille.

Autrefois cette rue très sombre parce que bordée des deux côtés d'arbres parfois centenaires se terminait derrière l'Impériale par un Salon mortuaire... Brr que nous murmurions tous étant jeunes en passant devant cet autre « monument » de la ville tout aussi sombre de ses pelouses que le reste de la rue. C'est encore au même usage que sert le même bâtiment avec une section maintenant transformée en Columbarium et bien éclairé avec ça.

"..."

Ouais ! ouais ! j'sais pas si t'est toujours correct là des fois.

"..."

Ben ça cé si j'me perds pas en chemin.

"..."

Ben non j'veux pas savoir le ch'min ! je l'trouverai ben tout seul.

"..."

Une autre fois les conduire à Ste-Thérèse devenue je ne sais trop qui ? Ben j'suis pas sûr que ça les intéresserait ; on verra...

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Au revoir la Pt'ite Noire de Marie-Rivier.

 

 

 

Éloix

 

 

 

Le Canton d'